Art et Amitié

nimeño II

Né le : 10 mars 1954 à Spire (RFA)
1ere Novillada non piquée : 19 juillet 1969 à Saint Gilles, novillos de Pourquier
1ere Novillada piquée : 28 mai 1972 à Lunel
avec Nimeño I, Casas, F. Pascal, Jaquito et Chinito
novillos de Yonnet et Pourquier
Présentation de novillero à Madrid : 08 mai 1977 ( 2 oreilles)
avec P. Somolinos et A. Lozano
novillos de J. Buendia
Alternative : 28 mai 1977 à Nimes
Parrain: Angel Teruel
Témoin : José Maria Manzanares
Toro : "Elegante"n° 60 de la ganaderia Torrestrella



Confirmation à Madrid : 21 mai 1979
Parrain: Rafael de Paula
Témoin : Angel Teruel
Toro : "Garbancito" de la ganaderia de Luis Algarra

Confirmation à Mexico :28 janvier 1979
Parrain: Manolo Martinez
Témoin : Damaso Gonzalez
Toro : "Visitante" n° 60 de la ganaderia de Tesquisquiapan


Bibliographie : "Recouvre-le de lumiere" par Alain Montcouquiol (Verdier )

 

C'était sa vie, il le disait simplement. En lui enlevant les toros, on lui a enlevé la vie. Son corps est mort à Arles, le 10  septembre 1989 quand un toro de Miura l'a cassé en deux. Il s'appelait "Panolero", pesait 549 kgs et ses cornes pouvaient couper un bonheur en deux. Il s'est contenté de jeter l'idole vers le ciel et de laisser retomber, sur le sable, un handicapé aux vertèbres cervicales brisées. Nimeno n'en a jamais voulu au taureau, il nen a jamais voulu à personne d'ailleurs, il n'avait pas de revanche à prendre, il disait simplement qu'il "faut toujours aller jusqu'au bout de sa passion"

 Christian Montcouquiol se donnera la mort le 25 novembre 1991

 

Être français et torero

on peut être français et grand torero. Malgré toutes les déclarations de circonstance, les encouragements condescendants des uns et des autres, il aura fallu les triomphes de Christian Montcouquiol – Nimeño II – dans toutes les grandes arènes du monde pour en persuader le public et les spécialistes. La clé était simple, l’enjeu fondamental. Pourtant, des Français qui triomphent dans l’arène, on en trouve des dizaines tout au long de ce siècle. Mais ce que Nimeño II apporta d’irremplaçable et de déterminant, c’est la façon très professionnelle, complètement dans les normes, dont il mena sa carrière de matador d’alternative pendant plus de dix ans. C’est cette capacité à atteindre les sommets en épousant la norme, sans apparaître comme une exception exotique (dont la tauromachie se nourrit aussi) qui fit la grandeur de Nimeño.

Lorsqu’on connaît un peu la corrida et ce qui s’y joue, il peut paraître étrange de s’intéresser à la nationalité d’un torero, de distinguer le Français du Mexicain, l’espagnol du Colombien ; comme le disent souvent les professionnels de l’arène, " le taureau ne te demande pas tes papiers ". Mais jusqu’à cette confirmation par Nimeño II, les choses n’étaient pas aussi simples.





Article ajouté le 2006-12-25 , consulté 434 fois

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