tauromachienimeño II
Christian Montcouquiol se donnera la mort le 25 novembre 1991
Être français et torero on peut être français et grand torero. Malgré toutes les déclarations de circonstance, les encouragements condescendants des uns et des autres, il aura fallu les triomphes de Christian Montcouquiol – Nimeño II – dans toutes les grandes arènes du monde pour en persuader le public et les spécialistes. La clé était simple, l’enjeu fondamental. Pourtant, des Français qui triomphent dans l’arène, on en trouve des dizaines tout au long de ce siècle. Mais ce que Nimeño II apporta d’irremplaçable et de déterminant, c’est la façon très professionnelle, complètement dans les normes, dont il mena sa carrière de matador d’alternative pendant plus de dix ans. C’est cette capacité à atteindre les sommets en épousant la norme, sans apparaître comme une exception exotique (dont la tauromachie se nourrit aussi) qui fit la grandeur de Nimeño. Lorsqu’on connaît un peu la corrida et ce qui s’y joue, il peut paraître étrange de s’intéresser à la nationalité d’un torero, de distinguer le Français du Mexicain, l’espagnol du Colombien ; comme le disent souvent les professionnels de l’arène, " le taureau ne te demande pas tes papiers ". Mais jusqu’à cette confirmation par Nimeño II, les choses n’étaient pas aussi simples. Article ajouté le 2006-12-25 , consulté 284 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " toreros "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |
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