le retour de jose tomas
Tauromachie: le retour annoncé du torero José Tomas enthousiasme l'Espagne
MADRID (AFP) - José Tomas va de nouveau affronter les taureaux en juin à Barcelone et ce retour attendu dans l'arène du torero prodige espagnol, après quatre ans d'absence, remplit d'enthousiasme les milieux taurins en Espagne.
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| José Tomas finit une passe "natural", aux arènes de Lima le 2 décembre 2001 (© AFP/Archives - Eitan Abramovich) |
Torero souvent qualifié de "mythique", admiré pour ses "naturelles", sa bravoure et son impassibilité face au taureau, Tomas fut la star incontestée de la scène tauromachique espagnole à la fin des années 1990.
Il a triomphé plusieurs années de suite à Barcelone comme lors de la féria annuelle de la San Isidro à Madrid.
Mais le matador madrilène, 31 ans, avait brusquement et inexplicablement décidé fin 2002 d'interrompre cette carrière fulgurante, se retirant au Mexique, où il refusait systématiquement de parler à la presse.
Il avait toutefois recommencé à s'entraîner régulièrement depuis quelques mois et l'annonce, jeudi, de son retour, a confirmé les rumeurs qui circulaient à son sujet.
"C'est un très bonne nouvelle, car Tomas est une torero excessif, toujours au bord de la blessure, mais aussi d'un art consommé, qui génère une émotion extraordinaire" auprès du public, a déclaré vendredi à l'AFP José Antonio Del Moral, l'un de meilleurs chroniqueurs taurins espagnols.
José Tomas "côtoie la mort comme personne ne le fait, c'est un artiste habité par un rêve fou, il passionne le public et son retour va donner une dynamique supplémentaire" à une saison 2007 déjà prometteuse, a renchéri l'ancien torero et imprésario français Simon Casas.
Le diestro madrilène, à l'allure toujours juvénile, ne va toutefois revenir que progressivement dans les arènes, avec seulement 15 à 20 corridas cette saison. Il manquera notamment les grands rendez-vous de Séville en avril et de Madrid en mai.
Ce retour n'en suscite pas moins une énorme attente du côté des aficionados espagnols, d'autant qu'il contribuera à redonner du lustre à la "Fiesta" barcelonaise, victime du sentiment anti-taurin qui gagne du terrain depuis quelques années en Catalogne (nord-est).
"Cela va remplir la Monumental et faire taire les politiciens catalans obtus" qui critiquent la corrida, a ajouté à l'AFP Simon Casas, qui espère attirer le matador espagnol dès la fin juin aux arènes de Nîmes (sud de la France), dont il est le gestionnaire.
Après quatre ans d'absence, Tomas va se retrouver face aux étoiles montantes de la tauromachie, le Français Sébastien Castella, jugé meilleur torero de la saison 2006, ou les Espagnols Julian Lopez "El Juli", Jose Antonio "Morante de la Puebla" et Alejandro Talavante.
Et s'il ne veut pas décevoir, il devra dès le départ toréer "comme à ses meilleurs moments", selon Jose-Antonio del Moral. Ce ne sera pas une tâche facile pour ce grand admirateur du légendaire torero espagnol Manolete, dont l'Espagne commémore cette année la mort tragique il y a 60 ans à Linares.


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